Biographie

Maître de la kora, improvisateur et compositeur surdoué et passionné, Ballaké Sissoko est aujourd’hui l’un des grands musiciens du monde.

Son instrument, la kora, cette harpe-luth à 21 cordes d’origine mandingue, est un héritage familial. Ballaké est le fils de Djelimady Sissoko, grand maître de la kora originaire de Gambie, membre fondateur puis directeur de l’Ensemble Instrumental National du Mali et co-auteur en 1971 du premier album instrumental de kora intitulé Cordes anciennes. Après un séjour de formation auprès de son grand père maternel, Cherifou Sissoko, également joueur de kora, Ballaké intègre l’Ensemble Instrumental National du Mali à l’âge de 13 ans. Il va perfectionner son jeu de kora aux côtés des grands maîtres et collègues de son père Sidiki Diabaté (père de Toumani Diabaté), N’Fa Diabaté et Batrou Sékou Kouyaté. En 1991, à l’âge de 23 ans, il quitte l’Ensemble Instrumental pour accompagner Kandia Kouyaté, l’une des plus emblématique chanteuse-griotte malienne. Proposant un jeu de kora innovant, Ballaké devient vite l’instrumentiste le plus sollicité de la première génération de grandes griottes comme Amy Koïta ou Tata Bambo Kouyaté. Il enregistre en 1997 son premier album sous son nom intitulé Kora music from Mali puis en 1998 un deuxième album éponyme.

En 1999, il publie chez Hannibal l’album Nouvelles cordes anciennes avec Toumani Diabaté, en hommage à l’album de leurs deux pères intitulé Cordes anciennes et participe également à l’enregistrement de l’album Kulanjan avec le bluesman Taj Mahal. La même année, Ballaké fait une apparition remarquée au Festival des Musiques Métisses d’Angoulême et signe l’année suivante chez Label Bleu l’album Deli, salué par la critique internationale, qui marque le début de sa carrière solo. Ballaké va par la suite multiplier les rencontres musicales avec des instrumentistes et compositeurs internationaux tels que Ross Daly, Keyvan Chemirani, Dariush Talaï ou Ludovico Einaudi. En 2005, son deuxième album chez Label Bleu, Tomora, l’impose comme l’un des plus prometteur virtuose de la kora de la nouvelle génération. Depuis, Ballaké poursuit son travail d’expérimentation musicale avec des artistes comme Liu Fang avec qui il a enregistré en 2006 l’album Le son de soie ou plus récemment Andy Emler, Médéric Colignon ou Guillaume Orti. Il a publié en 2008 un album avec Rajery et Driss El Maloumi dans le cadre d’un projet intitulé 3MA.

Sa collaboration avec Vincent Ségal débute en 2009 par l’enregistrement de l’album Chamber Music dans le studio de Salif Keïta à Bamako (Meilleur album international aux Victoires du Jazz) et se poursuit avec Musique de Nuit, paru en 2015.