
DJELIMADY N°1
Ballaké Sissoko
Nouvel album le 27 novembre 2026
Le maître malien de la kora, Ballaké Sissoko, signe un retour majestueux centré sur sa propre tradition musicale, entouré d’un ensemble de musique de chambre inédit.
Son nouvel album « Djelimady N°1 » est dédié à la mémoire de son père Djelimady Sissoko (v.1924-1981), joueur éminent de kora originaire de Gambie qui a largement contribué à la popularité de l'instrument. Sous l'impulsion du premier président du Mali, Modibo Keita, Djelimady devient membre fondateur du célèbre Ensemble Instrumental National du Mali, un orchestre de 30 musiciens réunissant des instruments traditionnels venus de tout le pays. Son rôle de premier plan au sein de l’orchestre lui vaut le surnom respectueux de « Djelimady n° 1 ». Il existe peu d'enregistrements publiés de son père, bien que les passionnés de kora le connaissent grâce à l'album pionnier de duos de kora, « Cordes Anciennes », enregistré en 1970 au Mali.
À l’âge de 13 ans, Ballaké perd son père. Il hérite de sa virtuosité, de sa capacité à s'adapter à différents styles, de son lyrisme mélodique et de sa fine connaissance du répertoire mandingue. Fils aîné devenu soudain soutien de famille, il prend sa place au sein de l’orchestre, devenant ainsi son plus jeune membre.
Avec ce nouvel album, Ballaké met en valeur le riche héritage musical de son père, réinterprétant des anciennes pièces de kora, pour la plupart oubliées, exhumant des sonorités, des accordages d’autrefois et des modes de jeu enfouis, avec un regard contemporain.
Il fonde Mande Tabolo, qui se traduit par l’expression « d’une transmission de la culture et mémoire du Mandé ». Un sextuor conçu comme une version intime du mythique Ensemble Instrumental National du Mali. Ballaké mène la formation avec sa kora à 22 cordes, rejoint de deux autres koras, jouées par ses talentueux élèves Fode Karamba Seydi et Mohamed Saïba Diabate. Il y intègre le soku de Daouda Sissoko (violon à crin de cheval à une corde), ainsi que le n'goni de son fidèle ami Badjé Tounkara. L’ensemble est magnifié par les voix de la talentueuse chanteuse malienne Fatim Kouyaté, ainsi que par celle du poète et orfèvre des mots, le songwriter anglo-italien Piers Faccini, pour un hommage au monument de la musique mandingue, le regretté Kassé Mady Diabaté.
Enregistré à Angoulême, la réalisation artistique est confiée à la productrice et musicologue Lucy Durán (New Ancient Strings, Toumani & Sidiki), accompagnée de l’ingénieur du son de renom Jerry Boys (Buena Vista Social Club, Ali Farka Touré & Ry Cooder: Talkin’ Timbuktu). L’album Djelimady N°1 célèbre le génie créatif d’un des plus grands joueurs de kora, au sommet de son art.